Le kime

 

LE TRAVAIL DU KIME

 

La pratique du koshiki est un moyen qui permet aux karatekas de travailler leur kime. Il s’agit la d’un élément fondamental de la pratique du karaté, ainsi que l a expliqué Sensei Nakayama qui fut l’un des hauts responsables du style Shotokan au japon

 

Le kime constitue l’essence des techniques de karaté. La signification du kime est une explosion de l’attaque sur la cible au moyen d’une technique appropriée d’une puissance maximum durant le plus court laps de temps possible. Le kime peut être réalisé par des coups frappés des coups de pied ou de poing ou en bloquant. Une technique qui n’a pas de kime ne peut pas être considéré comme du vrai karaté.

Toutefois, la réalisation du kime est très dangereuse pour le partenaire qui reçoit le coup. Il existe alors deux possibilités complémentaires que les karatekas utilisent : le sun-dome et le koshiki. Dans le premier cas il n’y a pas de contact dans le second cas le contact existe mais il s’effectue sur l’équipement protecteur.

L’intérêt de l’absence de contact peut se résumer en ces termes :

sun-dome signifie l’arrêt d’une technique juste avant le contact avec la cible. Mais le fait de ne pas accomplir totalement une technique avec le kime n’est pas du vrai karaté. La question est alors de savoir comment réconcilier la contradiction entre le kime et sun-dome.

La réponse est la suivante : la cible doit être placée un peu avant les points vitaux de l’opposant. Elle peut alors être frappée d’une façon contrôlée, avec un maximum de puissance et sans effectuer de contact²

 

Le Koshiki constitue un complément indispensable au sun-dome. En effet, le sun-dome permet de travailler le kime au niveau de la forme (kata) des techniques pour que leur apparence devienne parfaite. L’équipement protecteur permet de relâcher l’énergie d’une technique au moment du contact ce qui donne a la technique (waza) son existence réelle. Le koshiki permet donc de travailler le kime au niveau de la technique réelle soit le ate- kime.

Il est cependant important de rappeler que les coups au visage doivent être contrôlés car le masque ne peut assurer une sécurité absolue face à la puissance des techniques.

 

 

 

 

2. Masatoshi, Nakayama Best karate Fundamentals, Kodanska international Ltd. Tokyo, 1978 p. 11. Traduction libre des auteurs.

 

                                    

 

                                                     

 

DEKKAR AYAD

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